Rue est-ouest
Rue Saint-Gilles
Nommée d'après : Saint Aegidius (Saint Gilles, c.640-710 AD), Provençal hermit and one of the Fourteen Holy Helpers of medieval Catholic tradition
Bienvenue St. Gilles Street, nommée d'après saint Gilles, l'ermite provençal devenu l'un des saints les plus populaires de la France médiévale. C'est l'un des coins les plus tranquilles du quartier français : bordée d'arbres et de belles maisons coloniales, leurs façades aux volets clos et leurs jardins clôturés composant une scène qui rend Pondichéry différente de toute autre ville d'Inde.
Saint Gilles (Saint Aegidius, v. 640-710) fut un ermite qui s'établit dans les forêts de Provence et devint l'un des quatorze saints auxiliaires, ce groupe de saints catholiques invoqués contre diverses calamités. Son culte se répandit à travers la France et au-delà. À Pondichéry, comme dans toute ville coloniale française, les noms de saints catholiques se mêlaient dans la grille des rues à ceux des gouverneurs et des amiraux, reflétant le rôle de l'Église comme seconde grande institution du comptoir, après la compagnie de commerce elle-même.
Cette rue n'est pas l'un des grands axes commémoratifs du quartier français. Elle n'a ni statue, ni institution célèbre, ni nom de champ de bataille. Ce qu'elle a, c'est ce que les meilleures rues de cette partie de Pondichéry ont souvent : de l'ombre, du calme, de l'architecture. Les maisons coloniales ici suivent la tradition franco-tamoule : hauts murs d'enceinte dans les tons ocre et jaune de Pondichéry, portails en arc, pièces aux hauts plafonds conçues pour la chaleur du Coromandel, cours intérieures avec puits. Les arbres qui bordent la rue se referment au-dessus d'elle. Dans une ville souvent bondée et bruyante, c'est un endroit où ralentir.
À retenir sur cette rue
- Nommée d'après saint Aegidius (saint Gilles, v. 640-710), ermite provençal et l'un des quatorze saints auxiliaires de la tradition catholique médiévale.
- Dans une grille surtout nommée d'après des amiraux et des gouverneurs, saint Gilles rappelle que l'Église catholique fut l'autre grande institution de l'Inde française. Saints et soldats partagent la même carte.
- Les maisons ici sont des exemples remarquables d'architecture franco-tamoule : murs d'enceinte ocre, portails en arc, pièces aux hauts plafonds construites pour la chaleur. Cherchez les fenêtres à volets et les cours intérieures.
- L'une des rues les plus tranquilles du quartier français. Ni statue, ni grande institution. Des arbres, de l'ombre, et trois siècles d'architecture coloniale.
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