Rue nord-sud
Rue de la Marine
Nommée d'après : La Marine, the French navy: the institution that sustained Pondicherry's connection with France across three centuries of ocean
Bienvenue Marine Street, nommée d'après la marine française qui soutint le lien de Pondichéry avec la France à travers trois siècles d'océan. L'ashram de Sri Aurobindo, la plus grande communauté spirituelle du quartier français et l'une des plus importantes de toute l'Inde, se trouve sur cette rue.
Le nom Marine traverse la grille des rues du quartier français comme un rappel que la Pondichéry française vivait de la mer. Il n'y avait pas de port naturel sur la côte de Coromandel ; chaque soldat, chaque fonctionnaire, chaque cargaison qui arrivait ici passait par le ressac sur une petite embarcation. La marine n'était pas facultative. Le nom de cette rue rend hommage à cette dépendance.
Le bâtiment que vous voyez fait partie de l'ashram de Sri Aurobindo, formellement établi le 24 novembre 1926. Sri Aurobindo arriva à Pondichéry le 4 avril 1910, ayant fui l'Inde britannique après son acquittement dans l'affaire du complot d'Alipore. Il choisit délibérément le territoire français : les Britanniques ne pouvaient pas le poursuivre au-delà de la frontière coloniale. Les autorités françaises, en vertu d'un accord tacite, ne prirent aucune mesure contre lui.
Il passa les quarante années suivantes ici, développant ce qu'il appelait le Yoga intégral : non pas un retrait du monde, mais une transformation de la conscience humaine vers ce qu'il décrivait comme une conscience supramentale. Il travailla avec Mirra Alfassa, une artiste née à Paris connue sous le nom de la Mère, qui cofonda l'ashram avec lui en 1926 et le dirigea jusqu'à sa mort en 1973.
À partir du 24 novembre 1926, Sri Aurobindo ne quitta plus ses appartements. Il communiquait par lettres, guidait des milliers de disciples dans une correspondance immense, et travaillait sur Savitri, le poème épique qu'il considérait comme son œuvre centrale. Il mourut le 5 décembre 1950. Son samadhi, dans la cour principale de l'ashram, attire des centaines de milliers de visiteurs chaque année.
L'ashram est la plus grande présence institutionnelle unique du quartier français. Il possède un patrimoine immobilier considérable, gère des écoles, une bibliothèque et des ateliers, et tient le Café sur la promenade. Sa présence a façonné la Pondichéry moderne aussi profondément que n'importe quel gouverneur français.
À retenir sur cette rue
- Sri Aurobindo arriva à Pondichéry le 4 avril 1910, fuyant l'Inde britannique. Il choisit délibérément le territoire français : les Britanniques ne pouvaient pas l'extrader au-delà de la frontière coloniale.
- L'ashram fut formellement établi le 24 novembre 1926. Sri Aurobindo entra ce jour-là en retrait complet et ne quitta plus ses appartements jusqu'à sa mort, le 5 décembre 1950.
- Mirra Alfassa, la Mère, naquit à Paris en 1878. Elle cofonda l'ashram, le dirigea de 1926 jusqu'à sa mort en 1973, à l'âge de 95 ans.
- Le samadhi de Sri Aurobindo se trouve dans la cour principale de l'ashram. Il reçoit des centaines de milliers de visiteurs chaque année.
- Sri Aurobindo se classa 11e sur 250 à l'examen écrit de l'Indian Civil Service. Il échoua ensuite délibérément à l'épreuve d'équitation pour éviter le poste. Il finit par fonder une communauté spirituelle en Inde française à la place.
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