Pondy.Guide
Englishதமிழ்Français
← Les rues du quartier français
Rue Sri Aurobindo

Rue est-ouest

Rue Sri Aurobindo

Nommée d'après : Sri Aurobindo Ghose (1872–1950), philosopher, yogi, and nationalist who lived in Pondicherry from 1910 until his death (1872–1950)

Bienvenue Sri Aurobindo Street, nommée d'après le philosophe, yogi et ancien nationaliste révolutionnaire arrivé à Pondichéry en 1910, fugitif de l'Inde britannique, et qui n'en repartit jamais. Il passa les quarante années suivantes dans la ville à bâtir l'une des traditions spirituelles les plus importantes du XXe siècle. Le territoire français fut son sanctuaire. Il repose dans l'ashram qu'il fonda, à quelques pas d'ici.

Sri Aurobindo Ghose arriva à Pondichéry le 4 avril 1910, ayant quitté discrètement Calcutta pour échapper à une troisième poursuite pour sédition intentée par le gouvernement colonial britannique. Le territoire français offrait ce que l'Inde britannique ne pouvait pas : l'immunité. En vertu des conventions d'extradition franco-britanniques, la France n'était pas tenue de le livrer pour des délits politiques. Les services de renseignement britanniques observaient depuis l'autre côté du canal. Il resta.

Durant ses années à Calcutta, il avait été l'une des voix les plus radicales du mouvement d'indépendance indien : rédacteur en chef du journal Yugantar, accusé de complot dans l'affaire de la bombe d'Alipore, et un homme qui défendait ouvertement l'indépendance totale plutôt que les réformes modérées que recherchait la direction du Congrès. Son année de prison à Alipore, en 1908, en attendant son procès, le transforma. Il décrivit des visions de Krishna dans les visages de ses gardiens et de ses juges. Au moment de son acquittement, son projet politique avait été dépassé par un projet spirituel.

À Pondichéry, il développa ce qu'il appelait le Yoga intégral : non pas un retrait du monde, mais une transformation de la conscience visant ce qu'il décrivait comme une conscience supramentale. Avec Mirra Alfassa, l'artiste française devenue sa cofondatrice et la Mère de l'ashram, il établit formellement l'ashram de Sri Aurobindo le 24 novembre 1926. À partir de cette date, il entra en retrait strict, ne quittant plus jamais ses appartements. Il guida des milliers de disciples par correspondance, écrivit le chef-d'œuvre philosophique La Vie divine, et travailla sur Savitri, le poème épique qu'il considérait comme son œuvre créatrice centrale. Il mourut le 5 décembre 1950. Son samadhi, dans la cour de l'ashram, reçoit des fleurs à toute heure du jour.

À retenir sur cette rue

  • Il arriva le 4 avril 1910 à bord du SS Dupleix, le navire portant le nom de l'homme qui faillit rendre l'Inde française. Il vint pour échapper aux Britanniques. Il ne repartit jamais.
  • Le territoire français lui offrit ce qu'aucune partie de l'Inde britannique ne pouvait offrir : l'immunité contre l'extradition. Le même abri juridique avait protégé Subramania Bharati deux ans plus tôt.
  • Il se classa 11e sur 250 à l'examen écrit de l'ICS. Il échoua ensuite délibérément à l'épreuve d'équitation pour éviter le poste. Il finit par fonder une communauté spirituelle à la place.
  • L'ashram est la plus grande présence institutionnelle du quartier français. Il possède des biens sur cette rue et bien d'autres, gère des écoles, des ateliers, et le Café sur la promenade.
Pondy App

L'application

Emportez ce guide avec vous

Cartes hors ligne, histoire rue par rue, sélection de restaurants et guides d'hôtels : tout ce site, dans votre poche.

Ouvrir l'appli →
Rue LabourdonnaisRue de la Mission